| Orientation Orthodoxe Dogmatique Elaborée | Oecuménisme |
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Oecuménisme: L'Unité vue par la commission des évêques Orthodoxes canoniques des USA (SCOBA)
Source: http://stmaterne.blogspot.com/2007/09/oecumnisme-lunit-vue-par-la-commission.html |
En réponse au récent document publié par le Vatican[*], voici le point de vue Orthodoxe sur "l'Unité", une position qui, si elle a été exposée il y a 50 ans d'ici, mérite vraiment lecture...
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Déclaration des représentants de l'Église Orthodoxe à la conférence d'étude nord-américaine Foi et Constitution, Oberlin, Ohio, 3-10 septembre 1957.
Nous sommes contents de prendre part à une conférence-débat concernant un besoin aussi basique que l'unité pour le monde Chrétien. Tous les Chrétiens devraient rechercher l'Unité. D'un autre côté, nous sentons que tout le programme des discussions à venir a été cadré d'un point de vue qu'en toute conscience, nous ne pouvons admettre. "L'unité que nous recherchons" est pour nous une Unité donnée qui n'a jamais été perdue, et, en tant que don de Dieu et une marque essentielle de l'existence Chrétienne, n'aurait pas pu avoir été perdue. Cette unité dans l'Église du Christ est pour nous une Unité au sein de l'Église Historique, dans la plénitude de la Foi, dans la plénitude de la vie sacramentelle ininterrompue. Pour nous, cette Unité est incarnée dans l'Église Orthodoxe, qui a conservé, katholikos et anelleipos, à la fois l'intégrité de la Foi Apostolique et l'intégrité de la Succession Apostolique.
Notre participation dans l'étude de l'Unité
Chrétienne est résolue par notre ferme conviction
que cette Unité ne peut être trouvée que dans la
communion de l'Église Historique, préservant la
plénitude de la tradition catholique (2), tant dans
la doctrine que dans la succession apostolique. Nous
ne pouvons nous engager dans la moindre discussion
au sujet de ces points de base, comme si elles
n'étaient qu'hypothèses ou problématiques. Nous
commençons ici avec une conception claire de l'Unité
de l'Église, que nous croyons avoir été incarnée et
réalisée dans l'histoire multi-séculaire de l'Église
Orthodoxe, sans le moindre changement ou la moindre
interruption depuis les temps où l'Unité visible de
la Chrétienté était un fait évident et était
attestée et démontrée par une unanimité oecuménique,
à l'époque des Conciles Oecuméniques. Bien longtemps avant la rupture de l'unité de la Chrétienté Occidentale, l'Église Orthodoxe avait un sens aigu de l'importance essentielle de l'unité des croyants Chrétiens, et dès son début (3) elle a déploré les divisions au sein du monde Chrétien. Que ce soit actuellement ou dans le passé, elle se lamente sur la désunion parmi ceux qui affirment être disciples de Jésus-Christ, dont le but dans le monde était d'unir tous les croyants en un seul Corps. L'Église Orthodoxe estime que, du fait qu'elle n'a pas été mêlée à la rupture de l'unité religieuse en Occident, elle porte la responsabilité particulière de contribuer à la restauration de l'unité Chrétienne qui seule peut rendre effectif le message de l'Évangile dans un monde perturbé par les menaces de conflits mondiaux et une incertitude généralisée à propos de son avenir. C'est avec humilité que nous exprimons clairement la conviction que l'Église Orthodoxe peut apporter une contribution spéciale à la cause de l'unité Chrétienne, parce que depuis la Pentecôte, elle a possédé la véritable unité voulue par le Christ (3). C'est avec cette conviction que l'Église Orthodoxe est toujours prête à rencontrer des Chrétiens d'autres communions dans des réflexions inter-confessionnelles. Elle se réjouit du fait qu'elle est à même de se joindre à celles parmi les autres confessions dans des conversations oecuméniques qui tendent à faire tomber les barrières vers l'unité Chrétienne. Cependant, en toute honnêteté, en tant que représentants de l'Église Orthodoxe nous nous sentons obligés de confesser que nous devons préciser notre participation, comme c'est rendu nécessaire par la Foi historique et la pratique de notre Église, et aussi d'exprimer la position générale qui doit être adoptée dans cette conférence interconfessionnelle. En considérant de prime abord "la nature de l'unité que nous recherchons", nous souhaitons commencer par établir clairement que notre approche diverge de ce qui est habituellement recommandé et généralement attendu de la part de représentants participants. L'Église Orthodoxe enseigne que l'unité de l'Église n'a jamais été perdue, parce qu'elle est le Corps du Christ, et que dès lors, ne saurait être divisée. C'est le Christ Qui est à sa tête, et l'inhabitation du Saint Esprit qui garanti l'unité de l'Église à travers les siècles. La présence d'imperfections humaines parmi ses membres est impuissante à effacer l'unité, car le Christ Lui-même a promis que "les portes de l'Hadès ne prévaudraient pas contre l'Église." Satan a toujours semé de l'ivraie dans le champs du Seigneur, et les forces de désunion ont souvent été menaçantes, mais en réalité, elles n'ont jamais réussi à diviser l'Église. Aucune puissance ne pourrait être plus forte que la volonté omnipotente du Christ, Qui a fondé une Église uniquement pour amener les hommes à l'unité avec Dieu. L'unité est une marque essentielle de l'Église. S'il est vrai que le Christ a fondé l'Église comme un moyen d'unifier les hommes divisés par le péché, alors il doit naturellement s'ensuivre que l'unité de l'Église a été préservée par Sa divine omnipotence. L'unité n'est dès lors pas seulement une promesse, ou une potentialité, mais elle appartient à la nature même de l'Église. Ce n'est pas quelque chose qui a été perdu et qui devrait être retrouvé, mais plutôt c'est la caractéristique permanente de la structure de l'Église.
L'amour Chrétien
nous pousse à parler avec franchise de notre
conviction que l'Église Orthodoxe n'a pas perdu
l'unité de l'Église voulue par le Christ, car elle
représente l'unité qui, dans la chrétienté
occidentale, n'a été qu'une potentialité.
L'Église
Orthodoxe
enseigne
qu'elle
n'a
nul besoin de
chercher après
une
quelconque "unité
perdue",
puisque
sa conscience
historique
dicte
que
c'est elle qui
est
l'Unam Sanctam et
que
tous les groupes
chrétiens hors de
l'Église
Orthodoxe
ne
peuvent retrouver
leur
unité
qu'en entrant
dans le
sein de
cette
Église qui a
préservé son
identité avec le
Christianisme antique.
Fidèle à sa conscience historique, l'Église
Orthodoxe déclare qu'elle a maintenu une continuité
ininterrompue avec l'Église de la Pentecôte, en
préservant la Foi et l'Ordre Apostolique inaltérés.
Elle a gardé "la
Foi
transmise une
fois pour
toute aux saints"
libre de
toute
déformation due à des
innovations humaines.
Les doctrines inventées
par des hommes
n'ont
jamais
réussi à
s'imposer
dans
l'Église
Orthodoxe,
puisqu'elle
n'a
aucune association
nécessaire dans
l'Histoire avec le nom
d'un seul
Père
ou
théologien (4).
Elle possède la plénitude et la garantie de l'unité
et de l'infaillibilité par l'opération du Saint
Esprit et non par le ministère d'une personne seule.
C'est pour cette raison qu'elle n'a jamais senti le
besoin envers ce qui est connu comme "un retour à la
pureté de la foi apostolique." Elle maintien la
nécessaire balance entre la liberté et l'autorité,
et évite dès lors les extrêmes de l'absolutisme et
de l'individualisme, qui tous deux ont fait violence
à l'unité Chrétienne.
L'unité que l'Orthodoxie représente repose sur
l'identité de Foi, d'ordre hiérarchique et de culte.
Tous trois, ces aspects de la vie de l'Église sont
extérieurement préservés par la réalité de la
succession ininterrompue d'évêques qui est
l'assurance de la continuité ininterrompue de
l'Église avec les origines apostoliques. Cela
signifie que la plénitude non-compromise de l'Église
requiert la préservation tant de sa structure
épiscopale que de sa vie sacramentelle. Respectant
avec ténacité son héritage Apostolique, l'Église
Orthodoxe maintien qu'aucune unité réelle n'est
possible là où
l'épiscopat
et les sacrements sont absents, et s'afflige du fait
que ces 2 institutions ont été soit abandonnées soit
dénaturées dans certaines parties de la chrétienté.
Tout accord sur la Foi doit reposer sur l'autorité
des déclarations des 7 Conciles Oecuméniques qui
représentent l'esprit de l'Église indivise de
l'antiquité et la tradition subséquente telle que
préservée dans la vie de l'Église Orthodoxe. L'unité visible exprimée dans l'union organisationnelle ne détruit pas la centralité de l'esprit entre les fidèles, mais au contraire atteste de la réalité de l'unité de l'Esprit. Là où il y a plénitude de l'Esprit, là aussi il y aura la concorde externe. Depuis les temps apostoliques, l'unité des fidèles Chrétiens a été manifestée par une structure visible, organisée. C'est l'unité dans le Saint Esprit qui est exprimée dans une organisation unifiée visible.
La Sainte Eucharistie, en tant qu'acte suprême du
culte, est l'affirmation extériorisée de la relation
interne jaillissant de l'unité dans le Saint Esprit.
Mais cette unité implique un consensus de Foi parmi
ceux qui participent.
L'intercommunion
est
dès lors possible
uniquement
lorsqu'existe
l'accord
sur la
Foi.
Dans
tous les
cas, le
culte
commun [concélébration]
doit
présupposer
une
Foi commune.
L'Église Orthodoxe maintien que le culte de quelque
nature que ce soit ne saurait être sincère à moins
qu'il n'y ait unité de Foi parmi ceux qui y
participent. C'est suite à cette conviction que les
Orthodoxes hésitent à se joindre à des offices de
prière commune et s'abstiennent strictement
d'assister à des offices de Communion
interconfessionnels Dès lors l'Église Orthodoxe en chaque localité insiste sur l'accord de Foi et de culte avant qu'elle n'envisage de partager la moindre activité interconfessionnelle. Les différences doctrinales constituent un obstacle sur le chemin d'une participation sans restriction à de telles activités. Afin de protéger la pureté de la Foi et l'intégrité de la vie liturgique et spirituelle de l'Église Orthodoxe, l'abstention de participation aux activités interconfessionnelles est encouragée au niveau local. Il n'existe pas un seul aspect de la vie de l'Église qui ne soit lié à sa Foi. L'intercommunion avec une autre église doit être ancré dans un consensus de Foi et une compréhension commune de la vie sacramentelle. En particulier, la sainte Eucharistie doit être la démonstration liturgique de l'unité de Foi. Nous sommes pleinement conscients des profondes divergences qui séparent les confessions chrétiennes les unes des autres, dans tous les domaines de la vie et de l'existence chrétienne, dans la compréhension de la foi, dans la manière de vie, dans les habitudes cultuelles. En conséquence, nous cherchons une unanimité de Foi, une identité d'ordres ministériels, une fraternité dans la prière. Mais pour nous, ces trois points sont organiquement liés les uns aux autres. La communion dans le culte liturgique n'est possible que dans l'unité de la Foi. La Communion présuppose l'Unité. Dès lors, le terme "intercommunion" nous semble être l'épitomé de cette conception que nous sommes forcés de rejeter. Une "intercommunion" présuppose l'existence de plusieurs confessions séparées et divisées, qui se regroupent occasionnellement pour mener certains actes ou actions en commun. Dans la véritable Unité de l'Église du Christ, il n'y a pas de place pour plusieurs "confessions." Il n'y a dès lors pas de place pour une "intercommunion." Quand tous seront unis en vérité dans la Foi et l'Ordre Apostolique, il y aura une Communion et une Fraternité totale en toutes choses. Déjà en 1937, à Edimbourg (6), les délégués Orthodoxes avaient déclaré que nombre de problèmes étaient exposés dans le cadre des Conférences "Foi et Constitution" d'une manière et d'une position qui étaient extrêmement peu sympathiques pour les Orthodoxes (7). Nous sommes obligés de répéter cela ici aussi. Mais à nouveau, comme il y a quelques années à Edimbourg, nous voulons témoigner de notre préparation et de notre volonté à participer à cette étude, afin que la Vérité de l'Évangile et la plénitude de la Tradition Apostolique puissent être portés à la connaissance de tous ceux qui, vraiment, de manière désintéressée et pieusement cherchent l'Unité dans notre Seigneur béni et Son Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.
Evêque
Athenagoras
Kokkinakis,
Président
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LORENZAGO DI CADORE,
Italie – Le pape Benoît 16 a revendiqué à nouveau la
primauté universelle de l'Église Catholique Romaine,
approuvant un document publié mardi qui dit que les
églises Orthodoxes sont déficientes et que les
autres confessions Chrétiennes ne sont pas de
véritables églises.
Traduction par: Jean Michel |